La commanderie templière de Vaour

L’ordre des chevaliers de la Milice du Temple ou Ordre des Templiers, fut fondé en 1118 par neuf chevaliers et officialisé en 1128 au concile de Troyes qui lui donna sa règle (issue de celle de Citeaux) et des statuts privilégiés. Cet ordre, à la fois militaire et religieux, avait pour premier objectif l’occupation de la Terre Sainte et la protection des pèlerins de Jérusalem.
Ce rôle lui valut les faveurs des grands seigneurs du moyen âge des croisades.

Vers 1160, des moines soldats revenant de Croisade cherchent un site afin d’y implanter le siège d’une commanderie. Sans raisons apparentes, ils avisèrent une butte de grès stérile dominant largement la campagne environnante, loin de toute voie de passage, à Vaour, dans le Tarn.

C’est qu’ils avaient découvert que ce site dominant avait été, plusieurs millénaires avant, une butte sacrée, siège de ce qui semble être un culte de l’eau ainsi qu’en témoigne la dalle à rigoles, dégagée au nord de la Commanderie en 1970-1971, et peut être d’un village (qui reste a découvrir). Là, mille ou deux mille ans avant J.C., mais aucun objet n’a permis une datation précise, des hommes auraient cru aux vertus médicinales des eaux de ce lieu et y auraient pratiqué leurs rites.

Les Templiers croyaient aux sites privilégiés. C’est pourquoi ils décident que là, à Vaour, serait élevée leur commanderie, à l’emplacement même d’un ancien lieu de rite dédié à l’eau.

gravuctvÀ Vaour les Templiers érigeaient une «Commanderie» pour gérer leurs possessions dans le Tarn et l’Aveyron. La tradition locale parle d’un « château-fort », de ce qui était plutôt une ferme fortifiée, avec des granges, des écuries, des cuisines et des dortoirs, une chapelle et un donjon, auquel uniquement les chevaliers avaient accès.

commanderie-de-vaour-2010-024La Commanderie Templière de Vaour

Les chevaliers qui occupaient la Commanderie étaient exemptés des droits et redevances seigneuriales, en échange de quoi ils assuraient aussi la protection des populations alentours

Pour la petite histoire, pendant la Croisade contre les Albigeois, les Templiers ont réussi à rester neutre, malgré le fait que dans leur territoire se trouvaient des bastions cathare, comme Penne et la bastide de Cordes.

Cette « Maison », ainsi que l’appelaient les Templiers, n’était pas un château fort comme le veut la tradition locale, et ses murs n’auraient pas résisté à une attaque en règle.

La Commanderie des Templiers à Vaour fut ensuite transférée à l’Ordre des Hospitaliers. A la Révolution, les bâtiments sont vendus comme biens publics. Une partie des pierres sera réutilisée dans des bâtiments des environs.

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Elle est classée aux Monuments Historiques en 1909. Aujourd’hui, la grange est rebâtie comme salle polyvalente du village, on peut visiter les ruines restantes.La métairie est aménagée en salle de spectacle et est utilisée durant l’Eté de Vaour.

Cet endroit est un site sacré, un très haut lieu qui était autrefois (plusieurs millénaires…) voué au culte de l’eau.
Cela n’est pas étonnant, compte tenu de la topographie énergétique du lieu :

1À noter le lien avec Septfonds et ses 15 menhirs actuellement recensés. Septfonds est également au centre d’une configuration, comme Vaour.

La forêt de Grésigne :

La Forêt de Grésigne est la plus grande chênaie de la Région Midi-Pyrénées: 3500 ha. Elle constitue une immense réserve naturelle, tant au niveau de la faune que de la flore. Il y a des mammifères en abondance: chevreuils, sangliers, cerfs, martres, écureuils, … Dans la forêt et aux abords on peut observer des rapaces (aigle botté, épervier, hobereau, circaète, busard, …) et plusieurs espèces d’oiseaux devenus rares (pic mar, pouillot siffleur, bécasse, gros bec, faisan vénéré, mésange noire et nonnette,…). On y trouve de nombreuses espèces de coléoptères très rares, des papillons, des salamandres, des écrevisses, etc. Parmi les nombreuses variétés de plantes sauvages en lisière de la Forêt de Grésigne les orchidées sont sans doute les plus remarquables.

La Forêt de Grésigne n’est pas uniquement une source de biodiversité, elle joue aussi un rôle important dans l’économie tarnaise. Le bois des chênes faisait vivre jadis les familles de verriers et de charbonniers. La Grésigne – ancienne forêt royale – procurait le bois de marine et de tonnellerie. A nos jours elle est exploitée pour le bois d’œuvre et le bois de chauffage. La Forêt de Grésigne est un lieu privilégié pour les loisirs nature dans le Tarn. En saison tout le monde se précipite à la cueillette de champignons: des cèpes, des chanterelles, des trompettes de la mort, … En période de chasse on y chasse le chevreuil et le sanglier.

La Forêt de Grésigne est parsemée de chemins de randonnée et de parcours VTT. En effet, durant des siècles la Grésigne était habité par des charbonniers et des verriers: Colbert, le célèbre ministre de Louis XIV y mettait fin en clôturant la forêt par un mur. Les anciennes routes forestières, les pistes tracés par les bucherons, chasseurs et braconneurs sont devenus ainsi des chemins de randonnée.

Le cœur de cette forêt est un haut lieu spirituel qui s’inscrit dans le réseau 1 (et non dans le réseau 2 comme la commanderie de Vaour) :

1                     On peut constater que la forme même de la forêt épouse globalement celle de l’hexagone central.

 

 

 

 

 

 

3 thoughts on “La commanderie templière de Vaour

  1. bonjour
    pourrais je avoirle fichier de l étoile de vaour
    je voudrai vérifier quelquechose avec la commanderie des templiers de lacapelle livron et une chapelle isolé notre dame des graces reconnu comme un vortex (mème par un curé local!!) ainsi qu une chapelle saint symphorien (ancienne place templière perdu au fond d une vallée ou dis t on se serait caché un antipape et entouré de tertres, table et fontaine
    pour voir si elles font partie du réseau

    merci

    • Bonsoir,
      je confirme pour la chapelle Notre Dame des Grâces qui s’avère être un haut lieu (sur le réseau 2 donc féminin). Elle est reliée au dolmen de la pierre Levade à Laramière, à la Basilique d’Orcival (et sa Virge noire) au Parc Vulcania, au Puy de la Chopine (quel joli nom…) à plusieurs églises et châteaux et pour « finir » à la Vierge noire de église st Jean du Grund à Luxembourg. La commanderie de Lacapelle-Livron est sur la route. Il y a d’autres lignes qui croisent à la chapelle (il en faut plusieurs pour faire un haut lieu et c’est le cas ici). Pas eu encore le temps de détailler plus, mais je le ferai (voire même une page peut être).

      Pas de lien à première vue entre les commanderies de Vaour et celle de Lacapelle-Livron.
      Pas eu le temps encore de chercher saint symphorien. Plus tard.

      Très belle trouvaille cette chapelle. Merci !

  2. Bonsoir,
    J’avais posté, il y a quelques années sur Vaour; pour y avoir fait beaucoup de recherches. Vous avez fait un énorme travail sur cette étoile. La providence m’a porté en lisière de la grésigne, une commune qui s’appelle Itzac.
    Vous avez pointé st Bauzille sur votre carte. Je rajouterai pour confirmer vos intuitions, la chapelle notre dame de Cabanes. En son temps il y avait une vierge noire et (une source que j’ai bien connu) . La source n’est plus, du moins à ma dernière visite. Il y avait également des alignements non loin de Vaour (que j’ai connu) trés certainement détruits par ces nouveaux écolos…. A citer également Grézelles ou il y avait un chataigner gigantesque (le lieu à gardé sa trace). itzac connu pours ces énormes chênes et d’autres choses.
    Merci et peut être à partager.

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