La grotte de Dargilan et l’Aven Armand

La grotte de Dargilan, (surnommée « la Grotte Rose ») est située en Lozère à proximité de Meyrueis.
Découverte à la fin de l’automne 1880 par Sahuquet, un jeune berger alors à la poursuite d’un renard, il faut attendre 1888 pour que le spéléologue Édouard-Alfred Martel en fasse une exploration complète.Elle est aménagée et ouverte au public dès 1890.

800px-DargilanEncore en activité, la grotte de Dargilan est réputée pour la variété des concrétions qu’elle renferme. Outre les spéléothèmes classiques, tels que stalactites et stalagmites, deux colonnes âgées de 500 000 ans se détachent sur une paroi de 200 mètres de long et 18 mètres de hauteur, entièrement recouverte de draperies.

Dargilan-099Au plafond de la salle supérieure, marquée par un effondrement vieux de 35 000 ans, pendent des multitudes de fistuleuses ou macaronis, concrétions tubulaires qui précèdent la naissance des stalactites.

Plusieurs salles inférieures suivent l’ancien cours d’une rivière qui se trouve actuellement à 120 mètres au-dessous de la grotte et se jette ensuite dans la Jonte. L’eau s’y accumule encore dans des gourgs peu profonds, avant de rejoindre par infiltration le cours actuel de la rivière.

Dargilan est également connue pour ses couleurs. L’oxyde de fer la teinte ici en rose, plus loin dans un brun soutenu. L’oxyde de manganèse mêle du gris à ces couleurs chaudes. On peut voir aussi divers ocres et du blanc.

L’aven Armand est une grotte proche de celle de dargilan, entre Meyrueis et Sainte-Enimie, sur la commune de Hures-la-Parade. Elle abrite une forêt de stalagmites.

Elle porte le nom de son découvreur, Louis Armand, forgeron au Rozier, qui y descendit le premier le 19 septembre 1897.

La salle principale, dont le sol se situe à – 100 m de la surface, est longue de 110 m, large de 60 m, pour une hauteur moyenne de 45 m. Elle abrite une forêt de plus de 400 stalagmites dont une de 30 m de haut, la plus grande stalagmite connue à ce jour dans le monde.

aven_armand_1C’est le 11 juin 1927 que l’aven Armand est aménagé et rendu accessible au public grâce au percement d’un tunnel de 208 m de long, en pente douce, équipé de marches. Aujourd’hui, c’est un funiculaire qui permet de descendre dans la caverne.
L’aven est composée d’une cheminée d’accès et d’une vaste salle en pente. C’est par cette cheminée que sont arrivés Louis Armand et ses compagnons. Au fond de la salle se trouve une forêt de grandes stalagmites. La chute des gouttes d’eau depuis une certaine hauteur explique la forme en « empilement d’assiettes » de certains stalagmites. Plus généralement, les différentes vitesses d’écoulement de l’eau expliquent les diverses formes de stalagmites (en draperies, en orgues, verticaux…).

Les stalactites de la grotte sont petits par rapport à ceux d’autres grottes. En effet, la vitesse élevée de l’eau d’infiltration à travers la paroi du plafond laisse peu de dépôts calcaires. La majeure partie du calcaire se dépose ainsi sur les stalagmites.

Le célèbre spéléologue Édouard-Alfred Martel avait qualifié à l’époque le site de « rêves des Mille et Une Nuits ».

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Nous avons vu que les grottes de la sainte Baume et celle de l’ermitage de Galamus se trouvaient au centre de configurations en étoile (en relation avec la vierge noire).
Dargilan est dans le même cas (avec l’Aven Armand sur la même ligne) :

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Le menhir des 3 évêques est dans l’alignement de la grotte de Dargilan et, comme on peut le constater, il est lui aussi au centre d’une configuration voisine.

menhir des 3 évêques

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