L’Abîme de Bramabiau

L’abîme de Bramabiau est une cavité d’où surgit une rivière souterraine par une diaclase de 70 m de hauteur.

C’est un site naturel classé, situé sur la commune de Saint-Sauveur-Camprieu, dans le département du Gard.

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Bramabiau provient de l’occitan languedocien bramabuòu qui signifie le « bœuf qui brame », ce qui est justifié par le fracas d’une chute de 10 m de hauteur en fortes eaux.

L’abîme de Bramabiau se situe entre le mont Aigoual et les gorges du Tarn se situe. Au fond du canyon, la rivière du Bonheur y continue son intense travail d’érosion.

Le ruisseau du Bonheur prend sa source près du col de la Serreyrède. Il coule au fond d’une petite vallée longue de quelque cinq kilomètres avant de s’enfoncer dans le causse de Camprieu en de multiples pertes.

Le ruisseau se scinde alors en plusieurs rivières souterraines qui creusent un véritable labyrinthe de plusieurs kilomètres avant de resurgir à l’air libre en prenant le nom de Bramabiau.

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Édouard-Alfred Martel découvrit l’abîme de Bramabiau en septembre 1884, année où il explora la grotte de Dargilan, l’aven Armand et le gouffre de Padirac. La description qu’il fit des galeries souterraines, « un caprice de la nature tel qu’on n’en connait pas de semblable », rendit rapidement Bramabiau célèbre.

Martel en réussit la traversée le 28 juin 1888 accompagné de Marcel et Gabriel Gaupillat, Philippe Cheilley, Émile Foulquier, Hippolyte Causse, Louis Armand, Claude Blanc et Émile Michel. 1 300 m de traversée avaient été franchis. Le procès-verbal rédigé à la mairie de Camprieu à l’occasion de cette traversée fait figure d’acte de naissance de la spéléologie.

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Le 15 septembre 1890, ce fut au tour du jeune Félix Mazauric, tout juste avant sa prise de fonction sur son nouveau poste d’instituteur à Camprieu, d’effectuer la 4e traversée en compagnie de son ami Randon. S’ensuivit en une année une série de 11 sorties qui permirent à Mazauric de porter le développement de l’abîme à 6 350 m et d’en établir la topographie.

Henri de Lapierre, à l’origine de la découverte d’un labyrinthe qui porte aujourd’hui son nom, a continué l’exploration en 1924, suivi par Pierre Maréchal qui, à partir de 1951, a complété les recherches précédentes.

Les premiers aménagements pour accueillir les visiteurs sont réalisés en 1925. Aimé Cazal fut l’un des administrateurs de la grotte et œuvra pour sa promotion touristique.

L’abîme de Bramabiau est ouvert au public, pour la visite touristique aménagée et guidée sur un circuit de 1 km, d’avril jusqu’au dernier jour des vacances de la Toussaint.

Cette immense caverne offre près de 11 km de galeries. Véritable berceau de la spéléologie française, la visite aménagée propose un circuit de 1 km très accessible depuis ses nouveaux aménagements effectués en 2006.

 

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L’abîme de Bramabiau est au centre d’une configuration en étoile du réseau 2 (réseau féminin). Donc un haut lieu vibratoire.

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On peut remarquer le lien énergétique direct avec l’enceinte protohistorique de Drigas, sur le Causse Méjean , en Lozère :

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L’enceinte protohistorique de Drigas

Ce lieu n’avait évidemment pas été choisi au hasard.

Noter également le lien avec le Mont Aigoual et Alès.

 

 

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