Le camp celtique de la Bure

Le camp celtique de la Bure, en Lorraine, est un site archéologique majeur, comme celui de celui de Grand, par exemple. Il se situe au nord-ouest de Saint-Dié-des-Vosges, à 8 km environ du centre.

CampCeltiqueMurStèles

Le site a été occupé en permanence depuis le Ier siècle avant Jésus Christ, jusqu’au IVe siècle.
Il fut détruit par les Alamans en l’an 352.

Il occupe un petit plateau surplombant la vallée de la Meurthe, à 580 m d’altitude

Il est constitué d’un éperon barré, naturellement fortifié, dont le caractère défensif a été renforcé dès le IIe siècle avant notre ère par une série d’ouvrages fortifiés.

1280px-CampCeltiquePanorama

D’une superficie de 3 hectares, le site a fait l’objet de multiples campagnes de fouilles qui se sont étalées de 1964 à 1986. Ces fouilles ont permis de mettre au jour des vestiges d’activités artisanales (travail de la forge, extraction de la pierre, …), agricoles et cultuelles (représentations sculptées de plusieurs divinités liées aux cultes des Dianes, de Jupiter et de Mercure) ainsi que plus d’un milliers de pièces de monnaies (gauloises et romaines) témoignant d’échanges importants.

Le plateau aujourd’hui forestier est partagé entre la commune de Saint-Dié-des-Vosges et celle d’Hurbache. Il est classé monument historique en 1982.

Les fouilles attestent l’habitation de ce site fortifié, occupé avant l’Antiquité jusqu’à l’aube de l’époque mérovingienne signalée par des traces de labour, entouré d’une muraille et en particulier sur sa face orientale d’un splendide murus gallicus qui servait de fortification.

1280px-CampCeltiqueMurusGallicusle murus gallicus

La découverte des deux plus grosses enclumes connues à l’époque en Europe et de nombreuses scories de forge attestent la présence d’une civilisation raffinée du fer au milieu du cadre verdoyant de la vallée de la Meurthe.

De belles stèles ainsi qu’une sélection parmi la multitude d’objets exhumés pendant plus de vingt années de fouilles archéologiques sont exposées au musée de Saint-Dié.

On trouve des stèles et deux bassins cultuels sur le site : l’un dédié à Taranis/ Jupiter, le Dieu du ciel, et l’autre « aux Dianes ».

1280px-CampCeltiqueBassinTaranisLe bassin de Taranis

Un fragment de stèle votive portant l’inscription « Dianis » a été découvert près du bassin : une trouvaille assez rare, car le pluriel de la déesse Diane n’apparaît quasi-jamais durant l’Antiquité. Les meilleurs spécialistes de la période moderne identifient le terme dianis à des réunions de femmes sur les roches de hauteur, encore communes au milieu du XVIe siècle. Les femmes se réunissaient, partageaient le savoir de sage-femme et célébraient cette assemblée par des pratiques protectrices de magie blanche. L’église et l’autorité locale, méfiante vis-à-vis de ces anciennes pratiques assimilées à de la magie noire, ont interdit ces rituels et exorcisé de tels lieux en utilisant ce terme dianis qui signifie sorcières.

Camp_celtique_de_la_Bure_-_Bassin_des_Dianes_1Le bassin des Dianes

800px-CampCeltiqueStèleMaisonLa stèle maison

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Le cheval/poisson

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Le camp celtique de la Bure est relié énergétiquement à la cathédrale de Saint-Dié-des-Vosges, à la cascade des Molières, à la Pierre d’Appel et à la Roche des Corbeaux (images de ces sites ci-dessous :

1Noter ci-dessus le losange aux proportions dorées et l’emplacement de la cathédrale de Saint-Dié , ainsi que la cascade des Molières au centre de deux configurations voisines : deux hauts lieux donc.

2La configuration en sceau de Salomon

91535609

La cascade des Molières


StDie88Catherale

La cathédrale de Saint-Dié-des-Vosges

29118246 Tilleul-saint diéLe tilleul du parvis de la cathédrale daterait du XIII ième siècle

Plus d’informations sur ce tilleul tout à fait remarquable sur le site du Krapo arboricole.

Une page sur la Pierre d’appel avec laquelle le camp de la Bure est directement lié.

2 thoughts on “Le camp celtique de la Bure

  1. Je suis déjà allé plusieurs fois sur ce camp celtique de la Bure, très intéressant mais aussi très agréable pour les promeneurs. La valorisation du site a été bien faite et les panneaux d’informations de nature archéologiques sont nombreux pour les visiteurs.
    Bien sûr, ils ne parlent pas de niveaux énergétiques ni de courants telluriques bien présents dans de haut-lieu.

    L’ambiance est très celtique, surtout lorsque les nuages bas s’accrochent aux arbres et rochers moussus du promontoire.
    Pour moi, La Bure est également relié au menhir de la Pierre Borne en limite de Raon-l’étape dans le prolongement de la Pierre d’Appel, autre lieu puissant avec un vortex et d’où décollaient ou lévitaient des êtres de lumière d’après la légende.

    Pour info, c’est moi qui suis en photo sur le lien que tu donnes tiré du blog de Fleurdevie57, mais moi, je ne décolle pas aussi facilement, du moins dans le monde physique… MDR
    Grolou

  2. Merci pour cet article K et tes infos Grolou. De quoi éveiller mon intéret +++ !
    Un autre endroit où l’on « décolle » : Saint Ceneri le Gérei. A tester.

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