Le Mont Saint-Vincent

Le Mont Saint-Vincent est le point culminant de la région au centre de la Saône-et-Loire, un haut-lieu qui, depuis le belvédère offre une vue magnifique sur les environs. On arrive même, par temps clair, à apercevoir le Mont-Blanc depuis la terrasse du bourg.

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 Le Mont-Saint-Vincent est le site d’un oppidum très ancien. Une première église y existait dès le début du Moyen Âge et recevait les reliques de Saint-Vincent au 6e siècle. Un prieuré clunisien fut fondé au 10e siècle, vers 988, et dépendait de Paray-le-Monial.

L’église fut reconstruite à la fin du 11e siècle et le monastère devint un lieu de pèlerinage important au 12e siècle. Durant les siècles suivants, l’importance du prieuré déclina. Abandonné par les bénédictins, le prieuré est supprimé en 1506 et l’église devient paroissiale. La voûte du chœur fut détruite en 1773 et les piliers de la croisée ont dû être renforcés à cette époque pour assurer la stabilité de l’édifice. Le mobilier de l’église fut pillé à la Révolution et le haut clocher central détruit par la municipalité en 1794.

Cette église, dont la masse horizontale est dépourvue de son clocher, est parmi les plus frappantes églises romanes de la région. Elle a été classée Monument Historique en 1913 et restaurée durant les années 1990.

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La nef centrale est couverte par une série de berceaux transversaux, construits perpendiculairement à l’axe de la nef et supportés par des arcs diaphragmes en plein cintre : construction singulière, qu’on retrouve seulement à la grande abbatiale de Tournus.

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Situé en retrait de la vallée de la Bourbince, au sommet d’une colline aisément défendable, le Mont-Saint-Vincent a été à ses débuts, la capitale économique des Ségusiaves. Sa fondation remonte au V siècle avant Jésus-Christ.

Voici ce qu’écrivait Diodore de Sicile au premier siècle avant l’ère chrétienne, d’après une traduction de H. Weil : Des Phéniciens auraient participé à l’édification en dur de cette importante cité commerciale ségusiave à proximité de la grande voie terrestre est-ouest court-circuitant l’Atlantique, la Méditerranée et la Mer du Nord. Vers le IV siècle avant Jésus-Christ, cette imposante cité fortifiée toute de pierres bâtie, la seule cité celte du genre, aurait fortement impressionné des Phocéens de passage, et suscité l’imagination de plusieurs grands auteurs grecs.

Les richesses qu’elle engendrait, et sa position stratégique, suscitaient aussi la convoitise des tribus celtes voisines. Des historiens récents ont assimilé le Mont-Saint-Vincent à une cité boïenne, d’autres à un oppidum séquane. En fait, se sont les Éduens qui se sont approprié la place, et qui ont exercé leur contrôle sur toute la partie nord du territoire ségusiave jusqu’à la vallée de l’Arconce.
À l’époque gallo-romaine, toutes les routes menant à Rome, le Mont-Saint-Vincent perd de l’intérêt, car l’activité commerciale est axée nord-sud.

Au Moyen Âge, transformée en véritable forteresse par les bourguignons, faisant ombrage à l’autorité du roi Louis VII, ce dernier la fit raser, tout comme Rome avait fait treize siècles auparavant pour Carthage.

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Lors des travaux de construction d’un théâtre de verdure, des pierres taillées ressemblant fort à des menhirs ont été découvertes par le comité des fêtes de Mary – Mont-Saint-Vincent.

C’est en réalisant ces travaux à côté de la montée du bélvédère à Mont-Saint-Vincent qu’ils ont découvert, enterrées à quelques cm du sol, des énormes pierres taillées ; pierres qui ressemblent fort à des menhirs de l’époque celtique mais cela reste cependant à authentifier par des spécialistes.

Joël Jouve, président du comité des fêtes, explique : « nous en avons redressé 3, dont l’un pèse plus de 3 tonnes (vérifié par instrument électronique de mesure), que l’on voit sur les photos de part et d’autre de la future scène et un autre situé tout en haut des gradins, encore plus remarquablement taillé dont la partie supérieure semble refléter une esquisse de tête. »

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Et de poursuivre : « ce théatre de verdure que nous construisons est situé sur un site magnifique, avec pour les musiciens ou autres artistes qui viendront s’y produire, le plus beau fond de scène qui puisse exister, à savoir le panorama vers la chaîne du MONT BLANC. Il pourra accueillir quelques 200 personnes assises et entre 50 à 80 personnes debouts ou assises sur les rochers millénaires que nous avons remis en valeur.mt-st-vincent-theatre-de-verdure-110612
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La carte énergétique du Mont Saint Vincent est très « parlante » :

 

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Les liens se font avec des hauts lieux de Bourgogne : Cluny (ligne verte), le Mont Beuvray (ligne bleu foncé), l’arbre maître de la forêt de Gergy (ligne rose), la vierge noire de la cathédrale de Moulins (ligne bleu clair) et la Butte de Suin, Beaune et l’abbaye de la Bussière-sur-Ouche.

La ligne violette (non représentée ci-dessus, mais visible sur la carte ci-dessous) relie le site à l’abbaye de Citeaux, qui fera l’objet d’une prochaine page, puisqu’elle est, comme on pouvait s’y attendre, au centre d’une grande configuration en étoile :

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 De grandes références donc pour le Mont Saint Vincent…

 

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