Pèlerinages

Une ligne tout à fait remarquable relie, entre autres, 4 sites majeurs. D’ouest en est, Le cap Finisterre, Les Saintes-Maries de la mer, le site de Göbleki Tepe et la colline sacrée d’Arunachala.

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Finisterre 1De tout temps, les hommes se sont rendus jusqu’’à ce promontoire ultime, le cap Finisterre, en Galice, à 600 m au-dessus de la mer, près de Saint-Jacques de Compostelle..C’’est le point le plus occidental de l’’Espagne continentale.

Finisterre 2

Sans titre 3Il s’agit du terme ultime du pèlerinage du chemin de saint Jacques

Sans titre 1Sur la plage, ou près du phare, le pèlerin brûle ses vêtements usés par sa longue marche : le vieil homme meurt ici, à cet endroit extrême où le soleil se couche pour renaître de l’’autre côté de la Terre.

Sans titre 2« C’est un lieu mythique (la plage ou près des rochers) où les pèlerins brûlaient leur haillons. Ils matérialisaient ainsi leur changement vers une nouvelle vie. »

« Le mythique cap rocheux Finisterre était déjà considéré depuis environ 2500 ans par les Celtes comme la « fin du monde », et était très probablement déjà un but de pèlerinage avant la découverte de la tombe de Saint Jacques. »

Le pèlerinage proprement dit à Saint-Jacques est certes achevé à Santiago de Compostelle avec la visite de la tombe de l’Apôtre, mais c’’est en ce lieu ou finit la Terre que le pèlerin vient chercher sa coquille, preuve du voyage accompli et symbole de renaissance.Le-cap-Finisterre-Galice_articleCertificat de pèlerinage : au refuge des pèlerins, la Fisterrana, illustrée de motifs celtiques, est remise sur présentation de la credencial ou de la créanciale.

A Finisterra, dans l’’église médiévale Santa María das Areas, on vénère une statue de saint Jacques et le Santo Cristo, échoué sur la côte après avoir été jeté d’’un bateau lors d’’une tempête.

Iglesia_de_Santa_María_das_Areas_de_FisterrajpgL’église santa Maria das Aeras de Finisterre

Voici le détail de la ligne (elle passe par de nombreuses églises ou chapelles mais seules quelques unes sont représentées) :

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2La ligne passe par la collégiale saint Jean de Pèzenas, par les Saintes Maries de la mer et par la croix de Provence sur le sommet occidental de la Montagne sainte Victoire. Par l’aéroport de Marseille-Marignane également.
eglise_saintes_maries_camargueL’église des Saintes-Maries-de-la-mer (voir la page qui lui est consacrée)

croix de ProvenceLa croix de Provence

17Au pied de la croix du sommet : le prieuré de Sainte Victoire

Le Prieuré de Sainte-Victoire :
Un petit ermitage fut construit sur ce sommet dès le Ve siècle à l’initiative de St Cassien. Au XVIe siècle, Sainte-Victoire est l’objet d’un important élan religieux avec le pèlerinage de la confrérie des Pertuisiens. Cette tradition a été reprise de nos jours sous une forme plus modeste avec le Roumavagi qui a lieu tous les derniers dimanches d’avril.

C’est en 1654 qu’un prêtre d’Aix nommé Jean Aubert fait construire le prieuré et décide de restaurer et d’agrandir l’ermitage initial. Une chapelle est édifiée en 1656 ainsi qu’un monastère en 1664.

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8Après la Cappadoce, la ligne franchit le site de Göbleki Tepe : le plus ancien temple de l’humanité.

Le site de Göbekli Tepe se compose de 20 piliers de pierre en forme de T, sculptés de serpents, des scorpions, de lions, de sangliers, de renards et d’autres animaux.

cf http://www.wikistrike.com/article-gobekli-tepe-le-plus-ancien-temple-de-l-humanite-68011054.htmlGöbekli TepeGöbekli Tepe, la colline au nombril

Sur cette colline artificielle située dans les hautes terres qui bordent les frontières irakienne et syrienne, la découverte d’un temple préhistorique datant de 12 000 ans est venue bouleverser notre vision de la protohistoire. Ce sanctuaire est plus vieux que les pyramides d’Egypte ; il date d’avant les premières civilisations, comme celle des Mésopotamiens, des Minoens et des Mayas.

Il a été construit durant le néolithique précéramique, lorsque les hommes en étaient encore à l’âge de pierre, et constitue le plus ancien exemple répertorié à ce jour d’architecture monumentale. Il a 6000 ans de plus que Stonehenge

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9Le quatrième grand site sur la ligne est la colline sacrée d’Arunachala, où se situe l’ashram de Ramana Maharshi, un des plus grands sages et maîtres spirituels de l’Inde moderne. qui vénérait ce lieu comme étant la demeure de Shiva. De multiples pages internet évoquent ce lieu majeur. C’est l’un des plus importants lieux de pèlerinage de l’Inde du Sud. Il y a même des chants et des mantras qui lui sont dédiés.

Ramana_Maharshi_199

Ramana Maharshi s’installa définitivement à Tiruvannamalai au pied de la sainte Montagne Arunachala.

Cf http://orients.pagesperso-orange.fr/Doc/Arunachala,%20la%20montagne%20sacr%E9e%20du%20sud%20de%20l%27Inde.pdf

6« Le Maharshi considérait Arunachala comme le Cœur spirituel du monde. ‘Aruna’, ce qui veut dire ‘rouge, brillant comme le feu, ‘ ne signifie pas seulement le feu d’où vient la chaleur mais aussi ‘Jnanagni, le Feu de la Sagesse’, qui n’est ni chaud ni froid. ‘Achala’ signifie la colline. Ainsi, ‘Arunachala’ veut dire ‘ la Colline de la Sagesse. »

ArunachalaArunachala, la colline sacrée.

Elle attire de très nombreux pèlerins chaque année, comme Saint Jacques de Compostelle et les Saintes Maries de la Mer. Et comme très vraisemblablement autrefois Göbekli Tepe.

« Elle est l’objet d’un fantastique rituel de circumambulation (pradakshinâ) jalonnée de temples, de sanctuaires, de bassins sacrés, de chapelles ainsi que de huit lingas indiquant les huit directions de l’espace à transcender.« 

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La montagne est depuis des temps immémoriaux considérée comme l’un des lieux les plus sacrés de l’Inde. Elle est aussi appelée le Kailash du sud et elle est plus ancienne que lui.
Elle existait bien avant l’Himalaya. Il est dit qu’elle est contemporaine de la formation de la croûte terrestre et un vestige de la Lémurie. On dit aussi que la montagne fut dans l’antiquité un volcan à présent éteint. Son altitude, est de 865 mètres, sa circonférence de base de 12 kilomètres et elle est traditionnellement parcourue pieds-nus, en signe de vénération ou en appel à la grâce divine. Ce circuit de la montagne est appelé ‘Giripradakshina’.

imagehttps://richardarunachala.wordpress.com/2013/03/06/the-eight-lingams-on-arunachalas-pradakshina-route/

 

Ramana AshramUn très vieil arbre dans l’ashram de Ramana Maharshi

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